ANOLECRAB

C’est la Californie de l’Europe, je sais plus lequel de mes potes de 3O ans m’a dit ça, Mais pour moi c’est aussi la mort d’Elvis en plein été, c’est le tibidabo, c’est les petits quartiers pourris ou vivent mes oncles et tantes plein de gitans vendant du shit, des bd en espagnol, la clim dans le métro, l’hymne espagnol avant la mire de fin des programmes, l’odeur des bodegas, les sirènes de police à l’américaine, ok ça doit être ça le truc avec l’Amérique. Puis le syndrome du fils de bougnoule ni d’ici ni d’ailleurs, enfin chez soi là ou ça devrait pas quoi, et là bas c’est ça, j’ai jamais eu la force de partir vivre à Barcelona, les petites rues du barrio gotico et gracia m’ont juste achevé cette année. chaque minute qui passait me susurrait à l’oreille « quedate con nosotros », enfin en catalan, mais pas vraiment en catalan, c’est un peu compliqué dans la famille même si ils sont tous barcelonais, ça parle plutôt castillan. J’ai ouvert très grand les yeux et je me  suis autorisé à être heureux, à être conscient de la chance que j’avais de me sentir bien. Une fois n’est pas coutume. Puis j’ai pensé que ce serait chouette de quitter Paris qui ne me le rend pas bien ces temps ci, je te quitte connasse aigrie, triste, dure, impitoyable avec ceux qui t’aiment, avec ceux qui auraient tout fait pour toi. Ce n’est pas le « retour de vacances spleen » qui parle, du moins j’espère. Je te quitte parce que je ne suis pas/plus heureux avec toi… Dis quelque chose au moins. Dis que tu es triste, que je vais te manquer, fais pas ta parisienne, ne m’oblige pas, s’il te plait, tu ne vois pas que je ne veux pas vraiment partir, que je veux te rendre jalouse ? Tu pourrais au moins faire semblant de pleurer. non ? Tu pleures ? pour de vrai ? tiens un mouchoir, je ne pensais pas ce que j’ai dit tu sais. viens, laisse moi te serrer dans mes bras, ça ira mieux la semaine prochaine.

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About a man

The others, los otros, les autres. J’arrête pas pas de les conchier et de me dire que la terre c’est vraiment qu’un ramassis de cons, mais quand je suis sorti de ma phase de « je râle comme un vieux con » je me dis que sans les autres je ne serai nulle part. Bon la je parle des autres avec un A majuscule, bien sur. ceux qui sans le vouloir ou l’air de rien vous font avancer dans la vie, il y a les autres qu’on ne connait pas perso et puis les autres qui agissent directement au quotidien. Ta meuf, ton meilleur pote, un pote de pote de pote, la boulangère, Prince, le chien de la voisine. Mon dernier exemple super évident c’est ce livre que je viens de lire « High fidelity  » , ce livre c’est moi maintenant, chaque phrase j’aurai pu l’écrire, il me parle et en plus je l’ai lu. Cela faisait 3 ans que je n’arrivai plus à lire plus de 20 pages d’un livre, j’avais beau les acheter, je ne passais pas les 20 premières pages, jolis trophées s’entassant dans ma bibliothèque non lue. Et puis cette amie me dit (alors que 25 potes m’en avaient parlés auparavant) – tiens je viens de finir ce truc, lis-le. Moi, genre sur la défensive ouais ok cause toujours, je sais plus lire qu’au chiottes,  pas plus de 10mn. Et puis je lis une, deux, trente, pages puis le livre en entier. Moi j’avais abandonné l’idée de pouvoir avoir cette petite sensation qu’on a à la fin d’un bon roman, vous savez on a un peu les boules parce que c’est fini, on voudrait que ce soit pas vraiment fini même si on est content quand même que ce soit fini. Right time, right place, ça y est je sens que je vais pouvoir relire. Je me souviens aussi de tous ces gens qui ont à un moment ou à un autre de ma vie sans le vouloir fait que les choses changent évoluent, ne soient plus figées. Quand à la bibliothèque municipale ils ont acheté l’interview Hitchock/Truffaut, ça ça a changé ma vie. Quand j’ai lu ce livre érotique à treize ans ou ils expliquaient comment donner du plaisir à un femme avec la langue, ça aussi c’était un changement (la je dois remercier un inconnu). Merci les autres, que serais-je sans vous, un autre ?

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Bury me in the garden and never think of me.

De la fumée sur un fond noir « fin des temps », une lumière calme et sereine , des chaises en plastique blanches pas chères, des enfants prêts à vivre le pire et le moins pire jusqu’à une mort certaine, un olivier puissant et tordu sur lui même, des parents évidents, trois amies assises sur ces mêmes chaises en plastique blanc, des éclairs de lumière suivis d’explosions emmenées pas mille couleurs. Je regarde autour de moi, à gauche puis à droite, puis devant moi, je pense à tout le reste à ce qui ne fait pas partie de ce moment et je voudrai que tout disparaisse et que l’univers se replie sur lui même, je pense à ces trainées inscrites sur le sable, je pense aux autres, je pense que tout me déçoit ces temps-ci, que peu de choses m’atteignent. Mon père assis dans sa chambre devant sa télévision, son regard d’enfant, ma mère lisant Sherlock Holmes, lentement. Je voudrais que tout l’univers se fige. Tic tac, tic tac mais ça ne marche pas comme ça, je marche pieds nus sur le sable et les étoiles sont un peu timides. Avant elles m’auraient dit, elles m’auraient rassuré. Aujourd’hui . pluie noire, je ne pleure toujours que d’un oeil. Je me presque rase  la barbe. Je ne suis pas l’homme rasé que vous pensez. Je creuserai bien un trou dans le jardin que je n’ai pas pour y enterrer le cadavre de ce vieillard que je ne serai jamais.

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show me show me show me…


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Beautiful winners

j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, que tu n’existes pas.

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Season40 ep3

Chaque année c’est pareil, je parie qu’il va pleuvoir, alors je viens au mois d’aout pour être sur que il fera super beau comme quand j’etais môme et que ma grand mère me faisait des sandwichs aussi grands que moi alors que nous avions passé l’après midi à construire  des arbalètes avec des pinces à linge et je ne sais quoi d’autre ramassé dans la rue. Chaque année je râle comme un vieux con parce qu’il ne fait plus si beau chez les ibères, non, la faute aux catalans dirait la voix aux petites cornes que j’ai dans la tête, je sais pas pourquoi tous ces orages, ces nuages, cette pluie alors que j’ai juste besoin de soleil et rien d’autre. C’est ma punition. C’était mieux avant. Un peu comme ce filtre que tout le monde colle sur ses photos faites avec l’iphone, ça donne cette patine old school, c’était mieux avant. Aujourd’hui est en pleine crise, now est pas au top. aujourd’hui je me regarde dans un miroir et je trouve que j’ai une sale gueule et demain ou l’année prochaine, je trouverai que en fait j’étais carrément bien. Hier est cool. Comment ça non ? Aujourd’hui s’envole toujours, maintenant est toujours super court quand il est bien et long quand il est chiant, tss tss, en plus on sait tous que dans chaque today il y a un hier qui sommeil, qui attend d’être vécu pour être mémorisé, déformé, sublimé, empiré, détruit, oublié.

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United states of Whatever

J’aurai peut être du faire une bd de zombies, ou mon auto biographie pour un deuxième album, mais non, j’ai voulu me la raconter et justement raconter ma version du rock’n'roll en adaptant get in the van, et je me rend compte qu’elle est plutôt amère cette vision/version du sus nommé rock. Ne vous méprenez pas, en tant que kid hardos fans de def leppard et autres stadium bands je voulais devenir ça, être aussi populaires chanter devant 20 000 personnes, puis la réalité française m’a rattrapé, alors oui c’est une version galère en noir et blanc que je vais illustrer, quelque chose de cru, de dur comme le bitume sur la gueule. Mais, aussi fort que l’uber célébrité il y a l’expression d’une jeunesse en dérive, ce besoin anarchique d’exprimer un mécontentement, d’être contre, aussi spontanément qu’un vomi provoqué par l’absorption de 3 packs de bière. C’est ces sentiment universel et particulier à un moment de la vie du rockeur que je recherche dans cette future adaptation, c’est là ou il construit sa direction, je le sais je l’ai vécu, la jeunesse fige à jamais cette émotion et le rockeur et son public passent leurs vies à essayer de retrouver cette fougue ces instants. Certains évoluent et d’autres non, dans le cas de Rollins Black flag n’a été qu’une étape. Et doucement à force d’éplucher la vie du mec Je suis devenu Rollins, et je vous le dit, il n’y a jamais de choix anodin, si j’ai choisi cette histoire c’est que quelque part je m’identifiais à ce chanteur de hardcore qui n’en était pas un.

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Obsessions

40 ans. et mes obsessions sont toujours là, certaines depuis très très longtemps, d’autres depuis beaucoup moins mais surement là pour durer. Une liste du noyau dur, de celles qui sont les fondations de ce que je suis, si vous étiez un être malveillant vous pourriez vous en servir contre moi dans un un quelconque procès à la ricaine pour me détruire.

- Superman Le film de Richard Donner avec Christopher Reeve le seul et unique Humain à avoir réussi à jouer correctement le kryptonien le plus connu de l’univers (ebay m’a rendu heureux, trading cards, posters, programmes, etc…)

- Weezer groupe de rock des 90′s j’ai une indulgence sans nom et une admiration sans borne pour Rivers Cuomo et son groupe, tout est bien, meme si c’est nul, c’est bien sinon j’te pète la gueule.

- Love & Rockets la bd de Jaime Hernandez (pas son frère, beurk) odyssée punk californienne qui s’étend quasiment sur 20 ans, un chef d’oeuvre incontestable, une de mes influences principales en matière de storytelling, cool punk drawing et nice t-shirts collectors, j’ai tout en je sais pas combien de langues et éditions, du n’importe quoi.

- Mazinger dessins animé japonais des 70′s précedant Grendizer (Goldorak) j’empile de façon irrationnelle les petits robots de mazinger sur mes étagères en souvenir de ces étés passés en Andalousie à regarder ce robot géant sur les télévisions espagnoles en noir et blanc. L’Espagne avait Mazinger et nous Goldorak,  moi j’avais les 2…

- Chapeau Melon et bottes de cuir dit « the Avengers » pour les puristes (moi moi moi), ok j’étais pas tout seul à être amoureux de Mrs Peel, mais j’ai fait un t-shirt en sérigraphie à 100 ex (tous vendus), des dizaines d’illustrations au début des années 90, j’enregistrai les vo qui passaient vers 10h du mat sur fr3, une influence pour ce qui est de la crazyness de cette incroyable série.

- The Carpenters bon je sais je me répète mais voilà ma vie ne serait pas la même sans ce duo de bros ultra over romantiques mais si uniques, indispensables pour écrire sur ce blog. Bien plus que tous les groupes de rock que j’écoute à longueur de journée, j’ai un besoin maladif de la voix de Karen.

- films de zombie italiens du début des 80′s, je sais c’est iregardable, mais je sais pas j’adore, lucio fulci pour moi est un maitre, ces corps en décomposition absolument pas crédibles sont comme de la poésie…

- Nada Surf pas loin derrière Weezer, les cool guys de Nada Surf sont un des rares groupes que j’aime voir et revoir indefiniment sur scène, les textes, la voix, ici encore je suis ultra fan pas du tout objectif, tous les albums me plaisent, fan de base.

-Les Pastilles vichy si je commence un paquet je le finis quitte à passer la soirée à repeindre les toilettes, impossible de m’arrêter, quelque chose en moi craque, ce doit être ça l’addiction…

Ces saloperies sont là en moi en permanence au quotidien, il y en a d’autres, beaucoup d’autres mais bon aujourd’hui je voulais vous parler de celles-là. Bonjour chez vous.

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we have nice beaches

Un rouleau compresseur, lent mais certain. Je pouvais presque entendre le bruit de mon crane craquer sous la pression, sentir mes veines se gonfler sur mes tempes, le sang circuler, puissant comme une rivière en crue. Que dis je la fin était proche, j’allais tourner de l’œil, m’évanouir fuir cette réalité bien trop fictive. Ce moment ou le vrai ressemble au faux et ou le faux enfile le costume de la réalité, celui ou tout s’arrête celui ou l’on se confronte à l’inconfrontable, le jamais raconté. Ma dernière pensée fut que les plages étaient plus belles avant. pourquoi ? parce que.

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made in Spain

L’ambiance est électrique, mon oncle me parle d’équipes de foot que je ne connais pas et ne connaitrait jamais, ma cousine qui est mariée à mon cousin (je sais, freakshow) est à deux doigts de la crise de nerf, impossible de retrouver les bougies,  » t’as pas le droit de faire ça à Miguelito, ça veux rien dire un gâteau d’anniversaire sans bougies !! 2 bougies c’est rien non?  » crie-t-elle, au bord de la crise de nerf à Miguel (mon cousin, son mari). Il la fusille du regard se retient d’en pousser une et descend deux étages plus bas pour chercher les deux bougies manquantes. Pendant ce temps ma tante la femme de l’expert en football retrouve deux bougies dans un des placards de sa cuisine ou nous sommes tous réunis. Ma cousine essaye de rappeler sur son portable version 2002 mon cousin mais rien n’y fait le sosie de lemmy est injoignable. « Je suis sur qu’il et parti acheter des bougies » dit elle soucieuse alors que 5mn plus tôt elle  était à deux doigts du divorce. 15 mn passent, j’ai bu 3 cocas et deux verres de fanta orange qui n’a décidément pas le même gout en Espagne. Miguel rentre essoufflé, « ça y est j’ai des bougies » lance t’il triomphant, puis regarde rapidement le gâteau ou trônent 2 autres bougies prêtes à être allumées. Miguelito est amené devant ce fameux gâteaux, il regarde avidement les 2 bougies, il connait son rôle, il sait ce qu’il doit faire comme si c’était inscrit génétiquement en lui. Soudain ma cousine le soulève, met son nez sur son arrière train et dit en faisant une moue de dégout « se a cagado » qui veut simplement dire il s’est chier dessus. L’opération soufflage de bougies est immédiatement interrompue pour cause de puanteur grave ! Évidemment toute cette petite sauterie de déroule sans une goutte d’alcool, je suis quand même un peu étonné connaissant les parents, on m’informe discrètement que depuis quelques semaines il vaut mieux éviter toute présence de substance alcoolisée dans la maison… Je souris et me dis, c’est bon d’être en famille.

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