Elle est partie. Je garde cette image d’elle, cette image d’une jeune femme de 24 ans. J’aurai du affronter le temps, la mort, la vie, la vérité. Je n’ai pas pu. Elle a choisi décembre pour ne plus respirer à jamais. Usée par le cancer qui la rongeait. La fille qui la première a décidé d’avoir des sentiments pour moi, ma première amoureuse pour de vrai est six pieds sous terre. 2 enfants et un mari malheureux pleurent bien plus que je ne le pourrai. Je pense à eux. Je pense à hier, mon frère me dit » c’est la vie, ne t’apitoie pas trop sur ton sort, pleure mais pas trop », il sait de quoi il parle. Mais je ne suis pas lui, Carmen était si belle et moi je n’en revenait pas. sortir avec une si jolie fille, une vraie fille, chiante, exigeante, gracieuse, malicieuse, moi qui me voyait comme un quasimodo. Une première fois c’est gravé en nous, c’était chouette, car nous n’étions plus si jeunes. Non. Avec son visage me reviennent des dizaines de moments remplis, d’amis d’Espagne, de soleil, de joie, d’hier qu’aujourd’hui écrase par sa puissance. Évidemment ça n’a pas duré longtemps mais ce qui a duré c’est notre amitié, notre respect mutuel. Elle m’a fait réaliser qu’on pouvait aimer quelqu’un comme moi. Aujourd’hui je suis blessé de perdre une amie qui n’avait pas 40 ans. Et au son d’un solo de guitare sur un album des carpenters je laisse ma nostalgie me serrer le cœur bien plus qu’il ne le faudrait. Maria del Carmen était son prénom, elle s’est battue comme font les femmes espagnoles, avec classe amour et passion. adios Mamen.
para siempre
A l’epoque
J’aime retrouver ce stimuli. Cette énergie insufflée par mes semblables. J’aime piquer l’inspiration dans l’assiette de mon amie. J’aime aussi croire qu’elle aussi discrètement quand je tourne la tête fait de même. Des fois, souvent on oublie les bonnes choses, celles qui nous font du bien parce qu’on a mal. On se dit j’arrête, c’est comme nourrir la bête. Mais en fait la bête continue a être la avec ou sans ces soupes de mots que l’ont cuisine pour les autres et pour soi. Alors , l’appétit vient en mangeant, c’est vrai aussi. Manger. Manger. Manger. Un hug sans fin au bacon, chips et m&ms. Des bisous à la bière et à la vodka. Des rêves à la barba papa qui nous font oublier qu’hier à le gout du premier shoot. Inaccessible.
j’adore voyager …
… et j’aime pas l’injustice. Des fois je me demande ce qui nous différencie nous les êtres humains de ces choses que l’on appelle les autres. Quoi ? je suis condescendant ? nan, les autres sont blondes, ou voisins, les autres rotent à la place de parler, les autres vous demandent si ce sont des décalcomanies sur vos bras, les autres sont comme mon ombre, et des fois je me demande si je ne suis pas un autre. Comment vivre avec l’autre quand vous n’avez que mépris ou envie de lui trancher la gorge lentement et voir son sang s’échapper de son corps pour ne laisser qu’un corps d’autre qui ressemble aux autres corps des autres. Ne demandez jamais a un autre de vous comprendre il prendrait ça pour du mépris ou pour une agression, l’autre se cache ailleurs que derrière le seul guichet ouvert de la poste aux heures de pointe. L’autre n’est pas comme le vampire, il n’a pas besoin de votre autorisation pour rentrer chez vous. Souvent je culpabilise et me prend d’affection pour un autre, et vlan!! a chaque fois j’me fais avoir, j’aurais du le savoir, c’est un autre !!! putain t’apprends pas ou quoi ! L’autre est aussi inintéressant sur le web que dans la vraie vie vraie, la violence de l’autre se matérialise souvent par l’amour de la merde et la non conscience du fait qu’il va bientôt crever, mais ce n’est pas grave, le dieu de l’autre lui a promis une vie éternelle, alors l’autre est soulagé et peut faire n’importe quoi dans cette vie, il s’en fout, il en a plein d’autres. j’ai longtemps vécu parmi les autres. Je rentre à la maison maintenant.
plus fort que la mort
dans le creux de tes mains je boirais tes larmes, dans la chair de tes levres je me nourrirai, dans la nuit de tes yeux je trouverai la lumière, car quand je pourrirai six pieds sous terre je ne regretterai que toi.
needles & love
me laisseras tu tomber comme les autres ? Pourras tu encore supporter plus que les autres ? A demi mot epuisée déjà prete à ceder sans hesiter pourras tu effacer le moins du plus sans te blesser ? Peau parfaite, drogue parfaite aux oreilles de mes veines je brule, me consume car rien n’y peut faire, Je voudrai je serai , un bien comme il faut en carton recyclable non polluant, mais je ne suis que pur plastique pas clean et pas pratique. Me laissera tu tomber comme il faut ? En utilisant ton joli téléphone blanc.
Cars & Girls
Le hasard comme par hasard. L’après midi je suis en itw chez allomusic, tout le monde est over giga cool, arrive l’itw, exercice assez étrange, parler de soi sans que ce soit une discussion, déstabilisant après coup. « j’aurai dut dire ça, putain j’ai vraiment raconté n’importe quoi » on refait le film immédiatement… Quelques titres joués live avec mon yannick et ensuite on rentre chez soi, on est bof, comme un sentiment d’abandon. Le soir même je vois cette émission sur l’homme qu’on ne peut éviter ces jours ci, Serge Gainsbourg et je vois cette solitude, cette inaptitude au bonheur, ça me renvoie à mon après midi ou j’aurai du être tellement content, tellement heureux… tellement. Ce sentiment d’après concert ou tout a été dit, donné, ou la solitude intérieure fait toujours place au plaisir d’être entouré. Les autres. Une drogue dure.
prometheus
Un quart d’heure du dernier Cohen bros et je sais pourquoi je suis dans le camp de ceux qui racontent. Même si sur la couv de ma bd l’orage on pourrait croire que moi je dessine et que moutch écrit il n’en est rien. Je raconte, j’ai toujours raconté, il m’a toujours été impossible d’être passif, pendant les parties de Donjons et Dragons ou de l’appel de Cthulhu, j’étais le maitre de jeu, j’écrivais les paroles du groupe de métal de mon frère, je racontais, je racontais. E comme d’habitude il m’a été très difficile de l’admettre, c’était mon truc, raconter, et lorsque ma première BD est sortie il a fallu que je me cache derrière un autre jeune raconteur tellement j’avais peur de me raconter moi et d’être aux premières lignes. Pourquoi ? peut être parce que ça me faisait mille fois plus peur d’être critiqué pour mon histoire que pour mon dessin. Alors je pourrais pleurnicher sur tous les défauts d’une écriture à 2 ou sur mes erreurs de mise en page (je le fais , demandez à mes pauvres et chers amis), mais il est clair que dessiner c’est déjà raconter. Et que j’avais besoin de croire qu’on pouvait un peu croire que ça avait le mérite de se lire. Évidemment on ne peut pas plaire à tout le monde et j’aimerais avoir l’audace d’Hemingway qui pétait la gueule de ses critiques, pourquoi? parce qu’il se sentait blessé dans son orgueil ou parce qu’il était persuadé que il était un génie de l’écriture ? ça fait 2 mois et je ne suis pas persuadé d’avoir pondu un chef d’œuvre, mais ce qui me donne le plus le tournis c’est de constater la différence de réaction qui est tellement contrastée, tellement tout ou rien. je suppose que c’est ainsi qu’on finit par laisser vivre la bête comme dirait Victor Frankenstein, c’est un peu ça, ma créature n’est pas comme je l’espérait mais elle vit. c’est l’essentiel non?

Ave Maria
Elle me dit « ouais tu devrais bloguer ce truc là que tu viens de mailer, c’est vraiment bien » mais en fait j’ai juste envie que tout le monde sache qu’elle est super cool ma cops, la preuve ici.
Time to go
moi je savais pas qui c’était ce mec ya 7 ans. Comme dirait Pixie je le confondais avec manu chao. Puis quand on vit avec quelqu’un qui connait ses paroles par cœur, qui est limite sa fan number one, mais classe, on apprend à le connaitre le Mano Solo, et on se rend compte que le bougre il avait la plume talentueuse et noire, aussi noire que le fond du pacifique, et qu’en plus tel votre serviteur ici présent il peignait et dessinait. Je l’ai même vu en concert, Elle les larmes aux yeux quasi tout le concert, émue, touchée transportée et je dois dire qu’elle n’avait pas tort, je me suis pris une bonne claque musicale et je me dit ce soir une fois de plus que johnny devrait être mort à la place de mano fils de cabu. chapeau bas mec, des couilles et de la poésie, un artiste, un vrai. Merci de ton passage su terre. 
pissog